Un
plasma peut toujours être considéré comme un ensemble
de populations de particules, électrons et ions. Tous les modèles
fluides, dont la MHD, permettent de décrire chaque population par
seulement quelques paramètres macroscopiques (densité, vitesse,
pression,?). Il s'agit en cela d'une réduction radicale de la description
cinétique qui demande une fonction de distribution complète
pour caractériser chaque population (les paramètres macroscopiques
en étant les premiers moments). Les équations fluides qui
relient les paramètres macroscopiques sont toutes, sauf une, des
équations de conservation ; elles peuvent se déduire de considérations
thermodynamiques dans le cas d'un milieu collisionnel où l'on reste
toujours au voisinage immédiat de l'ETL. Dans un milieu sans collision,
cette démarche est caduque, et il faut les déduire directement
de l?intégration de l'équation de Vlasov. Le résultat
est identique, sauf pour l'équation dite « de fermeture »
ou « équation d'état » dont on peut dire qu'elle
régit l'évolution de l'entropie dans le cas collisionnel,
mais dont l'existence est a priori douteuse dans le cas sans collision.
Je présenterai l'état de nos réflexions sur l'existence
et la nature des équations de fermeture possibles dans ce cas.